Une coque monolithique héritée de la construction navale — armature métallique et mortier de chaux projeté — pour un abri (cave, dépendance, abri de jardin) pensé pour résister au vent, à la neige et au temps plutôt que leur faire face à angle droit.
Formé à la maçonnerie, à la plâtrerie, à la charpente et à la zinguerie, j'ai passé des années de chantier en gros œuvre comme en second œuvre, en collaboration avec des architectes.
Année après année, un constat s'est imposé : les tempêtes se font plus violentes, les pluies plus imprévisibles — et les petites constructions (abris, dépendances, caves) qu'on bâtit aujourd'hui ressemblent encore, dans leurs grandes lignes, à celles d'il y a cent ans. Quatre murs droits, un toit en pente, des angles partout où le vent aime s'engouffrer.
De ce constat est née une autre façon de construire : le dôme en ferrociment, une coque sans angle qui laisse glisser le vent plutôt que de l'affronter — pour l'instant sur des structures modestes, à l'échelle de l'abri plutôt que de la maison.
Fondation en béton armé, armature en fers HA10 façonnés tous les 20 cm, treillis soudé, puis projection d'un mortier de chaux en plusieurs passes — jusqu'à la coque monolithique, sans joint.
1Fouille circulaire + piquet central
2Semelle béton armé coulée
3Armature façonnée sur gabarit
4Treillis soudé + premières passes
5Coque en finition
6Vue intérieure de la voûte
7Dôme achevé
La forme aérodynamique laisse les rafales glisser plutôt que de les affronter de face.
La courbe répartit la charge sur toute la structure, sans point faible.
La chaux respire et régule l'humidité — précieux pour une cave ou un local de stockage, où l'air doit rester sain.
Un ferrociment bien réalisé traverse les décennies avec très peu d'entretien — pas de charpente bois à traiter.
L'absence de charpente et de toiture séparée réduit certains postes, surtout sur les structures modestes.
Chaque dôme est unique — niché dans une pente, ouvert par de larges baies, ou discret dans le paysage.
Une armature mal façonnée fragilise toute la structure — ce n'est pas un chantier qui s'improvise.
Même pour un simple abri : murs courbes, étagères, ouvertures se pensent dès la conception, pas après coup.
Pour un éclairage ou une prise dans l'abri — plus délicat à ajouter après coup que dans une construction classique.
Et selon la taille du projet — un point à vérifier tôt dans l'étude.
Impose son propre rythme, qui ne se précipite pas.
De la genèse de l'idée à la mise au point du procédé — pourquoi un artisan du bâtiment a choisi de reprendre une technique de coque de bateau pour construire des maisons.
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